Le 19 octobre 2011

Le PEA de la Caisse d’Epargne Gestion Privée : mode d’emploi

D’un point de vue fiscal*, le PEA (plan d’épargne en actions) apparaît aujourd’hui comme une alternative judicieuse au compte titres. Quels fonds peut-on placer dans ce support ? Quelle stratégie d’investissement adopter ? Comment être accompagné ? Mode d’emploi avec Pascal Andrieux, Directeur Gestion Privée de la Caisse d’Epargne Provence Alpes Corse.

Le PEA (plan d’épargne en actions) est une enveloppe qui permet à l’investisseur de constituer et de gérer un portefeuille d’actions. « Aujourd’hui, il peut aussi contenir des Sicav (sociétés d’investissement à capital variable) et des FCP (fonds communs de placement), des actions d’entreprises ayant leur siège dans l’Union européenne, des trackers, des FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation) ou encore des parts de sociétés non cotées (comme des parts de SARL) », explique Pascal Andrieux, Directeur Gestion Privée de la Caisse d’Epargne Provence Alpes Corse.
Cependant, le PEA est avant tout un "support actions". Contrairement au compte titres ou au contrat d’assurance vie, il ne peut accueillir ni obligations ni Sicav monétaires et obligataires. « En général, l’investisseur actif utilise l’assurance vie avec le support euros pour placer la partie sécuritaire de ses actifs financiers et des OPCVM diversifiés à l’international à travers des unités de comptes. Son PEA lui permet, lui, de réaliser des arbitrages sur les actions françaises et européennes », poursuit Pascal Andrieux.

Différents thèmes de supports
La stratégie d’investissement se fait ensuite selon le choix de l’investisseur. La Caisse d’Epargne Gestion Privée propose une sélection de fonds éligibles au PEA et classés selon différents thèmes. Par exemple, les "thématiques", qui intègrent les entreprises socialement responsables (développement durable, environnement, insertion sociale). Ou les "sectoriels", qui permettent d’investir sur des secteurs d’activités dont le potentiel évolue en fonction des cycles économiques (par exemple l’alimentaire).
« Quand on fait des choix sectoriels, il faut s’impliquer dans la compréhension de l’économie car il n’y a pas un secteur éternellement plus performant que les autres », indique Pascal Andrieux.
L’investisseur peut également chercher à diversifier les fonds de manière à limiter les risques. « On "achète" alors la tendance du marché et on fait moins d’arbitrages », explique Pascal Andrieux. Les possibilités sont nombreuses : l’investisseur peut par exemple, à côté des valeurs du CAC 40, investir également dans des plus petites valeurs, comme celles d’entreprises familiales. Il peut aussi opter pour les fonds flexibles, dans lesquels le gérant augmente ou diminue la part actions en fonction de la conjoncture. Il lui délègue ainsi son exposition au marché.

L’investisseur n’est jamais seul
Pour mettre en œuvre sa stratégie d’investissement, le client a plusieurs choix : s’occuper seul de son portefeuille, se faire aider par son chargé d’affaires ou bénéficier de l’expertise de spécialistes dans le cadre de la gestion sous mandat.
« Dans tous les cas, l’investisseur n’est jamais seul. Son chargé d’affaires connaît les fonds, leurs objectifs de gestion, son aversion au risque, etc. Il lui donne les avantages et inconvénients de chaque fonds et l’aide à composer son PEA en choisissant parmi les OPCVM de la sélection Gestion Privée », poursuit Pascal Andrieux.
Enfin, le client peut accéder, par Internet ou via les applications iPhone et iPad, à toutes les informations sur les évolutions de son portefeuille. Il reçoit également un avis par courrier à chaque opération.

* Dans cette enveloppe fiscale, les revenus du portefeuille et les plus-values de cession sont exonérés d’impôt (mais supportent les prélèvements sociaux), si aucun retrait, même partiel, n’est effectué pendant au moins cinq ans.
Au-delà de 8 ans, si au lieu de sortir en capital, l’investisseur opte pour le versement d’une rente viagère, celle-ci sera exonérée d’impôt sur le revenu.


 Pour aller plus loin :
- Le retour en grâce du PEA
- Le PEA de la Caisse d’Epargne en gestion sous mandat
- Le Guide OPCVM

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