Le 9 décembre 2011

L’investissement responsable gagne du terrain

Zoom sur la gestion ISR (investissement socialement responsable) avec le témoignage de Philippe Zaouati, directeur général délégué de Natixis Asset Management et auteur d’Investir "responsable", en quête de nouvelles valeurs pour la finance aux Editions Lignes de repères.

Et si le rendement n’était plus le seul critère pour investir sur les marchés financiers ? C’est tout l’enjeu de la gestion ISR (investissement socialement responsable) qui consiste à sélectionner des placements en s’appuyant sur des facteurs extra-financiers. Une expertise de gestion qui a vu son encours progresser de 35 % entre 2009 et 2010 alors que, sur la même période, les marchés dans leur ensemble n’ont augmenté que de 1,7 %**.
La notion d’ISR a pour objet d’intégrer les critères ESG dans les divers modes de gestion financière. Ceux-ci sont au nombre de trois :
- le critère environnemental
- le critère social
- le critère de gouvernance
« Il existe également des approches thématiques dont le principe est de choisir des entreprises activement engagées en matière de développement durable : énergies renouvelables, gestion des déchets, etc. », souligne Phlippe Zaouati, directeur général délégué de Natixis Asset Management*. Citons aussi l’activisme actionnarial, dont l’objectif est d’assurer aux actionnaires minoritaires un pouvoir suffisant pour influer sur les pratiques de l’entreprise, ou encore les produits solidaires, qui consacrent 5 à 10 % de leur portefeuille au financement de projet d’économie solidaire (habitat social, microcrédit, etc.).

Diversifier son portefeuille durablement
« Certes, la gestion ISR ne représente aujourd’hui en France que 2 % des sommes investies mais elle gagne du terrain. D’une part, auprès des investisseurs institutionnels, comme les fonds de pension ou les caisses de retraite (70 % de l’encours) et, d’autre part, auprès des particuliers qui peuvent y souscrire directement ou via des dispositifs de gestion collective telle que l’épargne salariale. Celle-ci constitue d’ailleurs un vecteur de développement majeur : l’ISR représentait ainsi 18,4 % de ses encours 2010, contre 5,3 % "seulement" en 2006*** ».
Selon Philippe Zaouati enfin : « L’ISR est promis à un bel avenir, parce qu’il répond aux principales critiques adressées suite à la crise de 2008-2009 : opacité, focalisation sur le court terme, déconnection de l’économie réelle, etc. En s’appuyant sur de "véritables" projets d’entreprise et de société, l’ISR conduit le gérant à favoriser transparence et vision à long terme. » Et pour les particuliers, il constitue un moyen de diversifier son portefeuille financier tout en contribuant à l’amélioration du devenir des générations futures et de l’environnement au sens large. Un gain qui va au-delà de la seule performance financière.
* Natixis Asset Management est une des sociétés de gestion d’actifs françaises du groupe BPCE.
** Source : Association française de gestion financière (AFG)
*** Source : Novethic (filiale de la Caisse des Dépôts), qui est à la fois un média sur le développement durable et un centre de recherche sur l’ISR et la Responsabilité sociale des entreprises (RSE).

Natixis Asset Management, pionnier et parmi les leaders européens de l’ISR
Pionnier de l’investissement responsable avec plus de 25 ans d’expérience, Natixis Asset Management est, de par ses encours, un des leaders de la gestion ISR en France et en Europe avec 10,5 milliards d’euros d’actifs gérés au 31 mars 2011. Son offre, parmi les plus pointues du marché, couvre toutes les classes d’actifs et les principales approches de l’ISR. Natixis Asset Management propose également l’expertise de gestion Impact Climate Change, une stratégie d’investissement intégrant pleinement les enjeux du changement climatique.

 Pour aller plus loin : découvrir la politique ISR de Natixis Asset Management